Dimanche 10 avril 2005, 8h45, le temps est magnifique environ 10 degrés, un petit soleil, pas de vent, nous sommes sur la plus belle avenue du monde : Les Champs Elysées. Le starter donne le départ du 29ème marathon de Paris et c'est parti pour réaliser notre rêve.
Nous attendons, la dizaine d'étudiants de l'IUT de Vesoul, ce moment là depuis le mois d'octobre (6 mois quand même), nous sommes arrivés le samedi à Paris pour récupérer nos dossards, et dormir à l'hôtel avant le grand jour. Ce matin, c'était levé à 6h pour prendre un petit déjeuner riche en sucre rapide et aller sur la ligne de départ.
L'objectif du jour pour tous est de finir la course même si chacun à des objectifs plus personnel, xav et moi - même avons un objectif de 3h30. Pourtant nous partons dans l'inconnue la plus totale, en effet c'est pour nous notre premier marathon et nous n'avons aucune expérience sur la gestion de notre effort sur de longues heures. Au départ nous nous perdons tous de vues on a juste eu le temps de se dire bonne course, bon vent et rendez - vous à l'arriver !
Pour ma part c'est un départ tranquille, c'est magnifique j'en prend plein les yeux, je suis entrain de rêver... mais il faute vite reprendre ses esprits et ne pas se laisser embarquer par les bonnes sensations, il faut penser à raccourcir la foulée et vite trouver sa vitesse de croisière pour l'objectif fixé. Les kilomètres passent, les momument aussi (la bastille, l'assemblée nationale, vincennes,...) et les ravitaillements, très important les ravitaillements, ne surtout pas en louper un : ce sont les réserves pour la fin de course.
Au 17ème km, à la sortie du bois de Vincennes, je double deux collègues, ça fait du bien d'avoir des nouvelles des autres mais on a tout juste le temps de se souhaiter bonne continuation, il ne faut pas se déconcentrer. Arrive alors la mi - course, je passe en 1h43, un peu d'avance sur mon objectif, une foule immense et je m'aperçois que je suis parti trop vite mais c'est déjà trop tard, je vais le payer dans les kilomètres qui arrivent. A Paris le deuxième semi est plus dur que le premier beaucoup plus valloné. Avec la fatigue les premières douleurs vont arriver et ça va être le début de la galère. J'ai beau lever le pied, je vais le payer très cher au 30ème km. Ce 30ème km et le célèbre mur du marathonien, moi avec la fatigue, mon départ trop rapide et le manque de sortie longue, mon corps va me faire revenir sur terre, je prends des crampes aux deux cuisses et je ne vois même pas que la tour Eiffel est de l'autre côté de la Seine! Je marche et j'ai le mental dans les chaussettes. Pourtant petit à petit je vais repartir grâce à tous ces gens qui m'encouragent et grâce à l'association "Dunes d'espoirs" qui eux courrent en poussant un fauteuil. Pour eux je me dis que je n'ai pas le droit d'abandonner. Du coup je me mets à recourir par petite distance et voilà que je me retrouve au kilomètre 40. A ce moment là je sais que je n'ai plus que 2 km et du coup d'un seul coup toutes les douleurs s'envolent et je ne pense plus qu'à la ligne d'arrivée.
Enfin l'avenue FOCH, la ligne d'arrivée où le speaker
chauffe tout le monde en demandant de lever les bras pour ceux qui terminent leur premier marathon. Je passe la ligne après 42 km 195, 3h 55mn 24s d'effort, j'ai les larmes aux yeux et je pense
très fort à mes parents qui doivent être fier. Toute de suite je retrouve un de mes collègues qui est arrivé en même temps que moi. On va au point de rassemblement, il y a une foule immense et
pourtant on a l'impression d'être seul au monde tellement on est heureux. Xav arrive une demi - heure après moi en 4h 23 mn 25s, on tombe dans les bras l'un de l'autre, on est heureux on a réussi
notre Paris.Le soir, retour sur Vesoul, on est tous courbaturé de partout, le moindre escalier devient un calvaire, pourtant on a réussi à rejoindre l'hôtel à prendre notre douche. Petit moment sympa sur l'autouroute quand on s'arrête sur une aire, une voiture s'arrête et le gars qui en descend est dans la même galère que nous, alors une conversation s'engage sur le martahon...
On se dit plus jamais on se mettra dans un état pareil pour une simple course et pourtant ça ne sera que le premier...

Bienvenue sur xav-le president...
Nom
: Fuet
Nom : Parmentier